Escapade catalane... dimanche 10 septembre 2000 22:00

Petit voyage en Catalogne – Nord et Sud – et grosses découvertes…


Le voyage, tout d’abord.

Hopping : De Paris à Perpignan, que ce soit sur Iti ou sur SFR, la
plupart des sites ont le hopping activé. Il est difficile d’établir une
proportion précise, mais je dirais que près des trois quarts des sites
(la totalité dans les zones denses) sont équipés. En revanche, BoT ne
l’active que dans les agglomérations.

EFR : Présent « d’office » sur BoT, il est également en service partout
chez SFR, pour ce qu’il m’a été donné de voir (aucune station en FR
remarquée). En revanche, il restait, à la date du 9 septembre, un peu
de FR chez Iti dans la vallée du Rhône (Ardèche et Drôme), comme cela
avait déjà été relevé dans ce NG, d’ailleurs.

Qualité et continuité de la couverture : BoT est toujours à la traîne
en dehors agglomérations (littoral méditerranéen excepté, du fait de sa
densité de population). Iti est présent quasiment partout, mais avec
parfois de larges segments de couverture « limite », le champ étant
tout juste supérieur au Rxlev_access_min de quelques dB. Cela rend
parfois les communications hasardeuses en déplacement, notamment pour
ce qui est de la gestion des handovers, mais c’est gérable avec un
mobile « normalement » sensible (Xénium, 8810, 3210 et autres Motorola
s’abstenir). SFR est incontestablement celui qui offre le meilleur
niveau de champ, en moyenne, sur le littoral Méditerranéen, ce qui
compense ses quelques faiblesses constatées dans la vallée du Rhône
(défilé de Donzère dans la Drôme, par exemple) où Iti est plus
régulier. Mais dans les grandes villes, les deux se valent, avec
toutefois une nette prime pour SFR dans l’est de la ville de Perpignan.

Bibande : Pas vu de 1800 ni chez Iti, ni chez SFR depuis mon départ de
Paris ; Ayant contourné Lyon, je peux affirmer qu’il n’y a rien chez
aucun de ces deux opérateurs à 15 km à l’est de l’agglomération
désormais si chère à Inco.
Rien non plus dans les grandes villes du midi (Avignon, Nîmes,
Montpellier, Perpignan), mais là, par contre, ça risque de changer
bientôt… Alors que tous les sites SFR que j’ai vus demeurent monobande,
j’ai répéré plusieurs sites Iti équipés de panneaux 900 et 1800
(anciens sites à diversité spatiale – deux panneaux par secteur –
modernisés) notamment à Montpellier et à Perpignan : L’automne risque
d’être chaud pour les netmonitoreurs Languedociens et Catalans !


Couverture Catalane :

D’abord, inutile de le cacher, BoT a fait un sacré boulot en à peine
plus de trois ans de présence dans les Pyrénées-Orientales. Plus, en
tout cas, que les deux autres en 95, soit sensiblement après le même
temps de présence sur place. Qui pourrait donc encore nier que le
facteur « couverture » est primordial dans le décollage du nombre
d’abonnés ? Le fait, pour BoT, d’avoir longtemps négligé la Corse est à
ce titre révélateur, si j’en crois les chiffres trimestriels de l’ART
publiés en juillet ! En tout cas, l’exemple de l’Espagne, sur lequel je
vais revenir plus bas, est un cas d’école : Moins on tarde à développer
son réseau, malgré un relief difficile, plus on fidèlise rapidement les
abonnés, donc plus rapidement arrivent les bénéfices !
En dehors de routes de montagne fréquentées mais « coûteuses à
couvrir », BoT est quasiment présent partout. Et les quelques zones du
littoral de la côte Vermeille ou ce réseau n’est par encore présent
(Port-Vendres, Cerbère) vivent leurs derniers instants sans BoT : Les
sites sont déjà montés. Reste donc un gros trou entre Prades et Mont-
Louis sur la N 116, mais il est vraisemblable et logique qu’il sera
résorbé pour la saison de sports d’hiver. Même si le champ n’offre pas
de couverture indoor absolument partout, le réseau est là et bien là,
avec parfois des sites puissants, même en plaine : La BTS perpignanaise
CID 09801, canal voir balise 872, peut être exploitée sans problème
avec un TA de 61 sur les collines au dessus de Collioure. Et ce n’est
pas la seule : Dans cette zone, il y a au moins quatre BTS dont le TA
est supérieur à 50 et qui peuvent être exploitées, en dehors de leur
zone de service habituelle, avec un champ autour de –85 à –90 dBm.

Iti est là et bien là également, mais avec de forts relents de
couverture 8W (comme le site omni du cap Béar, qui ne parvient pas à
couvrir totalement Port-Vendres en indoor malgré sa localisation
exceptionnelle). L’impression générale qui en découle est que FTM a
décidé de se focaliser sur l’ouverture du 1800 en ville au détriment de
la densification 900 en dehors des agglomérations. Il n’en demeure pas
moins que, fidèle à sa tradition de « présent partout, même si ce n’est
qu’en couverture outdoor », Iti est le seul à offrir une couverture
continue (autour de –95 dBm) en pleine montagne, au dessus de Font-
Romeu, entre le lac des Bouillouses et le Télésiège du Roc de la Calme,
zone totalement déserte où les seuls habitants, en cette saison, sont
les troupeaux en transhumance, ainsi que les randonneurs, à l’image de
votre serviteur…
Cependant, un « trou » important à signaler, sur la N 116 : Entre
Olette et Mont-Louis, au même endroit que BoT, mais la zone non
couverte est plus réduite.
Plus grave est la situation de Collioure… petit port très touristique
et très prisé des artistes (peintres, sculpteurs, etc), c’est une
véritable « usine à roaming », notamment du fait des détenteurs de
cartes SIM Vodafone UK, Cellnet, D1, D2, E-Plus et autres KPN… qui ne
se privent absolument pas pour faire la richesse de SFR et de BoT…
uniquement. Car la couverture Iti (si tant est que l’on puisse parler
de « couverture » à propos de ce scandaleux gruyère) est, disons-le,
proprement catastrophique. A mon arrivée, j’ai même cru à un incident
réseau, c’est dire ! Mais après recherche et découverte de la seule et
unique BTS - à deux TRX au maximum (contre 3 BTS chez BoT et 5 chez SFR
pour la couverture de la même zone), j’ai commencé à me poser la
question suivante : N’y a-t-il a pas, en fait, volonté de sabotage de
la part des responsables de FTM Toulouse qui ont « choisi » cette
implantation ?
Jugez plutôt : Ce site, omni et pourtant récent (ouvert mi-98) , a été
placé de manière absurde sur le pignon d'une villa du côté opposé à
l'agglomération,  ne dépassant que de 75 % du faîte du toit, avec
d'autre villas aussi hautes que celle supportant l’antenne entre le
site et l'agglomération, donc zone de Fresnel complêtement bouchée. Et
en plus, d'après le proprio de la baraque, ils veulent rester là, et
envisagent d’installer des baies plus puissantes... alors que la zone
est entourée de collines, lieux privilégiés pour l’implantation de
sites potentiels ! Pourtant, les autres réseaux, eux, n’ont pas eu de
problèmes, malgré le classement du site, pour s’installer, quitte
(comme SFR) à dissimuler ses panneaux sous un parement de « fausses
vieilles pierres », ce qui rend l’existance du site indétectable pour
les profanes.
Résultat : la principale rue commerçante de Collioure (rue Pasteur pour
les connaisseurs) n’est même pas couverte partout en outdoor !
Evidemment, je ne parle pas de l’indoor, ni des ruelles adjacentes…

SFR offre la couverture la plus complète des « zones de vie » (à
l’exception de certains lieux de pacage pour vaches de montagne décrits
ci-dessus !), avec une excellente couverture indoor et une grande
densité de sites : Seul revers de la médaille, mais somme toute
logique : Une distance de réutilisation des fréquences parfois très
courte, ce qui peut provoquer une altération passagère de la qualité de
communication en des lieux très exposés dominant la plaine du
Roussillon (corniche entre Collioure et Port-Vendres). Pas de trous sur
la N 116, contrairement aux deux autres, malgré une petite faiblesse
dans la traversée d’Olette que n’a pas Iti. Entre Mont-Louis et Font
Romeu, la « reserve » en terme de niveau de signal offre une régularité
de couverure meilleure que celle d’Iti dans les forêts d’altitude.
SFR est, des trois réseau français, le seul à déborder vers l’Espagne,
sur la plaine de l’Ampurdan. On peut « accrocher » un signal SFR
jusqu’à l’entrée nord de Figueras, mais paradoxalement, quand on
s’approche de La Junquera, donc de la frontière Française, le signa
disparaît : L’explication tient sans doute au fait que la station
captée plus au sud passe « par débordement », vraisemblablement de Pats-
de-Mollo. Elle est donc inexploitable à cette distance, car « hors
délais » du point de vue du TA, bien que le signal atteigne parfois –85
à –90 dBm par endroits, comme aux alentours de Perelada (à visiter
absolument, soit dit en passant).



Réseaux espagnols (c’est la suite de la description du mois de juin :
je ne reviendrai donc pas sur le paramétrage du C1 et du C2, j’en ai
déjà parlé, d’autant qu’en Catalogne c’est la même chose qu’à Madrid ou
aux Canaries) :

Amena tout d’abord : EFR partout, couverture à la BoT. C’est bien le
petit dernier, bon techniquement car de conception récente, mais qui
vous lâche dans certaines épingles à cheveux entre Llança et Port-Bou.
Il demeure quand même assez fiable car les trous de couverture sont,
somme toute, assez limités dans l’espace. Pas de hopping. Il ne déborde
pratiquement pas de l’autre côté de la frontière. Peu après le Perthus,
il disparaît. Idem, en Cerdagne, à l’est de Font Romeu,  bien avant
d’arriver à Mont-Louis.

Airtel : Ressemble beaucoup à Iti dans sa philosophie : Pas toujours
des niveaux de champ très élevés, mais il est toujours là, « fidèle au
poste », même avec –90 dBm. A Perelada, par exemple, Airtel a installé
un site trisectorisé pour être certain de parfaitement couvrir ce
village médiéval (ah mais là, ça ne ressemble plus trop à iti, hein ;-
)) ). Pas du tout d’EFR : C’est le plus génant (et voilààà, un bon
point pout Iti ;-))) ). Pas de 1800 non plus.
Airtel ne systématise pas le hopping, mais sur environ les deux tiers
des BTS testées, il était activé.
La principale particularité d’Airtel, c’est d’avoir installé une BTS
sur la frontière à 1400 m d’altitude (Site de l’émetteur de Maçanet de
Cabrenys, utilisé notamment pour diffuser les programmes la radio/TV
Catalane. Résultat : En France, dans la plaine du Roussillon, on peut
parfaitement exploiter ce réseau avec un TA allant jusqu’à 58 dans un
triangle Elne-Céret-Perpignan. En Cerdagne, il couvre un peu plus loin
qu’Amena vers Mont-Louis.

Movistar, enfin : Un réseau tel qu’on pourraît le rêver ! Il allie un
excellent niveau de champ, à la SFR, avec une politique de
développement du 1800 tous azimuts, à la Iti. Et même plus : Que ce
soit sur la côte entre la frontière française et Cadaquès, à Figueras,
et même en Cerdagne espagnole à 1600 m d'altitude (Llivia, Puigcerda),
dès que la zone n'est pas "totalement rurale", allez hop ! On balance
du 1800... Et ce sans négliger pour autant le 900, toujours prêt à
prendre le relais dans les zones de propagation difficile ! L’EFR est
la règle, le recours au hopping fréquent mais pas systématique.
En retournant vers la France via le Perthus, il nous lâche à l’entrée
du Boulou, donc pas de gros débordements « à la Airtel ». En Cerdagne,
en revanche, il disparaît à peu près au même niveau qu’Airtel, juste
avant Mont-Louis.

Et voilà… Je précise à toutes fins utiles que les conditions de
propagation, en ce début septembre, étaient tout ce qu’il y a de plus «
normales », pas de propagation ionosphérique à l’instar de ce qui a eu
lieu en août… donc pas d’exploit (du style réception de réseaux
Italiens à Collioure), mais ça n’en a rendu les mesures que plus
fiables.

A+,

Olivier